Nous avons organisé samedi 22 juin la première balade culturelle de l’ADRAQH dans le quartier des Halles.
Stéphanie, conférencière assermentée, a emmené les adhérents présents à la découverte des trésors du quartier, certains inattendus, tels le triptyque “La vie du Christ” de Keith Haring dans l’une des chapelles de Saint-Eustache ou les deux plaques attestant de la naissance de Molière à deux endroits différents rue Saint-Honoré et rue du Pont-Neuf.
Après avoir interpellé la Maire de Paris pour obtenir des assurances quant à l’organisation du village d’animation événementielle aux Halles en marge de la coupe du monde de foot féminin, nous avons reçu une réponse de la part du Délégué Général aux Jeux Olympiques, Paralympiques et aux Grands Evénements.
Dans sa réponse, Antoine Chines présente ses excuses pour “ne pas avoir concerté l’ADRAQH à ce sujet” puis rappelle les mesures préventives qui ont été prises pour que l’événement se déroule dans les meilleures conditions.
Parce qu’elle mène de longue date le même combat, l’ADRAQH soutient l’action et la mobilisation de l’APACAUVI (Association Philanthropique d’Action Contre l’Anarchie Urbaine Vecteur d’Incivilités) afin de lutter contre l’anarchie et pour la régulation des trottinettes.
C’est pourquoi nous vous invitons à signer et à faire signer largement la pétition en ligne de l’APACAUVI “STOP au scandale des trottinettes, NON à l’anarchie urbaine”.
Au sommaire notamment : le succès de notre mobilisation pour sauver la fontaine des Innocents, la vie périlleuse du piéton parisien, nos questions à la mairie de Paris sur la fan zone Fifa aux Halles.
Percé vers 1770, ce passage de 45 m relie le n°16 rue Montmartre au n°17 rue Montorgueil. Aujourd’hui, une grille installée à mi-chemin en interdit le passage. Pourquoi un tel nom ?
L’entrée du passage rue Montorgueil
Une sosie
Julie Bécheur, fruitière orangère à la Halle y était domiciliée. Accompagnée d’autres vendeuses, elle vint porter à Versailles une pétition des dames de la Halle. A cette occasion, elle y rencontra Marie-Antoinette qui lui trouva “fortes ressemblances” avec sa mère, reine de Hongrie, Marie-Thérèse d’Autriche. Ses camarades, par moquerie, l’auraient surnommé reine de Hongrie, d’où le nom du passage.
Ce surnom ne lui aurait pas porté chance puisque son lien avec la reine et ses sympathies loyalistes lui valurent à la révolution la décapitation.
Un parfum
D’autres historiens, précisent que Julie Bécheur étant décédée en 1776, cette version ne peut être validée.
Ils avancent que ce nom proviendrait de la présence en ce lieu d’un dépôt d’eau de Hongrie. L’eau de Hongrie est appelée également eau de la reine de Hongrie. Créé en 1370, ce parfum fût très largement utilisé et s’est enrichi au fil des temps de divers composants. On lui attribuait des pouvoirs revitalisants, esthétiques et thérapeutiques.
Alors que nous subissons depuis plus de huit ans les nombreuses nuisances générées par les travaux des différents chantiers du réaménagement du quartier des Halles (pôle transport, Canopée, jardin, voiries) et au moment de la recrudescence de problématiques locales un temps contenues (atteintes aux biens et aux personnes, consommation et trafics de drogues), nous avons appris en avril que le jardin Nelson Mandela et le parvis de la Canopée feraient l’objet d’une importante occupation commerciale du 7 juin au 7 juillet dans le cadre d’un village d’animation événementielle en marge de la coupe du monde féminine de football.
La fan zone Fifa dans le jardin Nelson Mandela
Ni concertation ni consultation
Nous avons regretté très vivement l’absence de toute consultation (a fortiori concertation) préalable des principaux acteurs de la démocratie locale (élus, conseillers de quartier, associations, etc.) sur ce projet, en dépit de ses lourds impacts potentiels sur le voisinage (rues Rambuteau, Berger et Lescot) et les usages locaux (traversées du jardin, utilisation de l’aire de jeux, du terrain d’aventures, du playground).
Des assurances
A défaut, nous avons donc demandé à la Maire de Paris Anne Hidalgo de bien vouloir nous indiquer les actions qui seraient menées et les mesures qui seraient prises par la Mairie de Paris – décisionnaire – et les autres parties prenantes du projet pour garantir une lutte particulièrement efficace :
contre les nuisances sonores, notamment nocturnes (musiques, attroupements, etc.) ;
Contre les nuisances visuelles et les pollutions lumineuses (écrans, mapping vidéo, etc.) ;
Contre les nuisances olfactives (restauration à emporter, déchets, etc.) ;
Contre les incivilités sur l’espace public (mictions, tags, …
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