Paris est une fête !

Comme nous l’avions écrit précédemment, la fête à Paris a bien eu lieu dans les rues de notre quartier des Halles, sous nos yeux et dans nos oreilles.

Conformément aux épisodes précédents nous riverains avons été “globalement sous contrôle” d’une situation de troubles à l’ordre public suivant la terminologie consacrée.

Les riverains et commerçants de notre quartier subissent ces jours et ces nuits qui se répètent à intervalles réguliers.

Dès 14 heures le samedi 30 mai des pétards très puissants et des mortiers entraient en jeu bien avant le match PSG-Arsenal.

Des bars et restaurants avisés limitaient les entrées et d’autres fermaient.
Dans la foule de jeunes on voyait déjà des individus au visage masqué, jamais un bon signe.

Et puis après tout le reste s’est déroulé comme attendu.

Pétards, feux d’artifice à hauteur des fenêtres, destruction de mobiliers urbains divers, charges et provocations contre les forces de l’ordre qui naturellement répliquent avec des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes.

Ambiance garantie.

De 14 heures à 06 heures du matin, c’est long.

Encore des heures de stress, d’enfermement, de soutien pour les enfants apeurés, d’angoisse pour les animaux domestiques terrorisés par le bruit.

On entend parler du droit à la fête….
Certes…
Comme dit l’adage le droit à la fête s’arrête où la liberté des autres commence.

En nombre les supporters pacifiques et les chercheurs de problèmes sont une minorité par rapport aux parisiens tous âges confondus qui globalement n’éprouvent pas grand-chose pour les victoires ou les défaites du PSG.

Les habitants ont aussi des droits, en premier lieu le droit à une vie tranquille en sécurité.

Notre association n’a aucune compétence pour expliquer ces déferlements de violences urbaines.

Nous ne sommes pas sociologues, anthropologues, psychologues, policiers, politiciens.

Il n’y a pas de tendance politique particulière dans notre association.

Cependant nous avons une qualité essentielle, nous sommes témoins de la vie quotidienne aux Halles depuis plus de 50 ans pour certains.

Or le cœur battant de Paris est l’objet de dégradations et de manifestations violentes en hausse année après année.

En 2025 nous avions déjà subi les fêtes dites du football, puis la catastrophique fête de la musique et enfin quelques attroupements spontanés liés à des lancements commerciaux.

Les témoignages sont unanimes et concordent.

Toutes les rues du quartier des Halles sont soumises à une très haute pression physique et psychologique.

Ces événements à débordements prévisibles sont si connus et répétés que ceux qui le peuvent vont chercher un asile de 24 heures “ailleurs ” quittant donc leur logement.

Quelle est la bonne raison pour laquelle nous devrions accepter d’être victimes régulières de ces troubles à l’ordre public?

Troubles qui s’ajoutent à une réalité quotidienne déjà compliquée dans notre quartier, nous en parlons régulièrement.

Nous n’avons pas encore trouvé la réponse.